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Moustiquaire blanche au-dessus d'un lit dans un lodge tropical
Vivre à Zanzibar · Paludisme

Paludisme à Zanzibar : prévention sérieuse, panique inutile

Le risque existe. Il est modéré et gérable avec les bonnes mesures. Consultez un médecin avant le départ, réduisez les piqûres sur place et sachez quand consulter : la prévention est simple, efficace et non négociable.

Mis à jour le 21 juin 2026

Zanzibar est classé zone à risque de paludismepar l'OMS et les autorités de santé françaises. Ce risque n'est pas une raison de ne pas y aller : des millions de personnes visitent l'île chaque année sans contracter la maladie. La prévention est simple, efficace et non négociable.

  • Consulter un médecin du voyage 6 à 8 semaines avant
  • Prendre une prophylaxie adaptée à votre profil
  • Réduire les piqûres : répulsif, vêtements, moustiquaire
  • Savoir reconnaître les symptômes et quand consulter

Niveau de risque à Zanzibar

Risque paludisme
Risque modéré, présent toute l'année.Le paludisme à Zanzibar est principalement dû à Plasmodium falciparum (la forme la plus grave). Le risque est présent toute l'année mais s'intensifie pendant et après les saisons des pluies (mars-mai et octobre-novembre). Les zones rurales et côtières sont généralement plus exposées que les zones urbaines touristiques climatisées.
PériodeNiveau de risqueRaison
Mars - Mai 2026ElevéGrande saison des pluies (Masika) - multiplication des moustiques
Juin - SeptembreModéréSaison sèche, vent kusi, moins d'eau stagnante
Octobre - NovembreModéré à élevéPetite saison des pluies (Vuli)
Décembre - FévrierModéréSaison sèche, risque réduit mais persistant

Pour caler vos dates, voyez aussi notre guide quand partir à Zanzibar.

Avant le départ : consultation obligatoire

La prophylaxie antipaludique (chimioprophylaxie) ne convient pas à tout le monde de la même manière. Elle dépend de l'âge, de la durée du séjour, d'éventuelles contre-indications, de la grossesse et des zones visitées. Consultez un médecin du voyage 6 à 8 semaines avant le départ. C'est aussi le moment de faire le point sur vos vaccins pour la Tanzanie et Zanzibar.

Médicaments prophylactiques courants

  • +Malarone (atovaquone-proguanil) : traitement court, bien toléré, commence 1 à 2 jours avant départ
  • +Doxycycline : moins cher, commence 1 à 2 jours avant, contre-indicé chez la femme enceinte et l'enfant <8 ans
  • +Lariam (méfloquine) : moins prescrit en raison d'effets secondaires possibles

Populations à risque accru

  • +Femmes enceintes : prophylaxie indispensable, certains médicaments contre-indiqués
  • +Enfants de moins de 5 ans : formes graves plus fréquentes
  • +Personnes sans rate ou immunodéprimées : risque majoré
  • +Voyageurs non immunisés : tous les Européens entrent dans cette catégorie

Ne pas s'auto-médicamenter

L'automédication avec des antipaludéens est dangereuse. Certains médicaments sont contre-indiqués selon votre profil. Consultez toujours un médecin du voyage avant le départ.

Sur place : réduire les piqûres efficacement

L'anophèle, le moustique vecteur du paludisme, pique principalement du coucher au lever du soleil. La prévention physique réduit significativement le risque :

Répulsif

DEET 30-50% ou Icaridine sur les zones découvertes. Reappliquez toutes les 4 à 6 heures, après la baignade ou la transpiration.

Vêtements

Manches longues et pantalons le soir. Les textiles imprégnés de perméthrine apportent une protection supplémentaire.

Moustiquaire

Dormez sous moustiquaire imprégnée, surtout en zone rurale ou dans les logements non climatisés.

Climatisation

La climatisation réduit la présence de moustiques dans la chambre. Pas une protection seule, mais un facteur favorable.

Serpentins / diffuseurs

Spirales anti-moustiques (en plein air) et diffuseurs électriques (en intérieur) en appoint, jamais seuls.

Eau stagnante

Évitez de vous exposer près de zones d'eau stagnante en soirée : digues, rizières, jardins arrosés.

Symptômes et quand consulter

Le paludisme à Plasmodium falciparum peut évoluer rapidement vers une forme grave. Toute fièvre dans les jours ou semaines suivant un séjour en zone tropicale est suspecte.

Signes d'alerte : consultez immédiatement

  • Fièvre soudaine (38°C et plus), souvent avec des pics de frissons intenses
  • Maux de tête violents non soulagés par le paracétamol
  • Douleurs musculaires et articulaires diffuses
  • Fatigue intense et soudaine
  • Nausées, vomissements, diarrhée
  • En forme grave : confusion mentale, convulsions, difficultés respiratoires

Si vous présentez ces symptômes à Zanzibar, rendez-vous directement à l'Aga Khan Hospital ou Tasakhtaa à Stone Town. Un test rapide de paludisme (TDR) donne un résultat en 15 minutes.

Si vous présentez ces symptômes dans les 30 jours suivant le retour en France, signalez votre voyage à Zanzibar au médecin urgentiste. Le délai d'incubation peut atteindre 30 jours.

Questions fréquentes sur le paludisme à Zanzibar

Quels médicaments prophylactiques prendre contre le paludisme à Zanzibar ?

Les options courantes sont la Malarone (atovaquone-proguanil), la doxycycline et, plus rarement, le Lariam (méfloquine). Le choix dépend de votre âge, de la durée du séjour, d'éventuelles contre-indications et d'une grossesse. L'avis d'un médecin du voyage est obligatoire : ne vous auto-médicamentez pas.

Comment réduire les piqûres de moustiques à Zanzibar ?

L'anophèle pique du coucher au lever du soleil. Utilisez un répulsif DEET 30-50% ou Icaridine, portez manches longues et pantalons le soir, dormez sous moustiquaire imprégnée et privilégiez les chambres climatisées. Serpentins et diffuseurs servent uniquement d'appoint.

Quels sont les symptômes du paludisme à Zanzibar ?

Fièvre soudaine (38°C et plus) avec frissons, maux de tête violents, douleurs musculaires et articulaires, fatigue intense, nausées, vomissements ou diarrhée. En forme grave : confusion, convulsions et difficultés respiratoires. Toute fièvre après un séjour tropical doit faire consulter sans attendre.

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